Vendredi 27 octobre 2006

Ultra Marine (Version Piano-Voix), Art Mengo, album ‘La Vie De Château’.
Un peu de musique... piquée chez Shag... chut, j’lui ai pas dit !

(un bel inconnu en plein soleil, miam !)

J’aime cet air, surtout en ce moment. J’ai du vague à l’âme, alors qu’un insolent soleil et une température de fin d’été surprend son monde et que certains recommencent à se baigner. C’est proprement scandaleux. Et puis je hais ces ciels bleus imbéciles, un bleu tout plat, si clair que sa lumière écrase toute forme... Non je ne suis pas de mauvaise humeur, juste un peu ... je ne sais même pas au juste. Je pense à mes mecs. Tom, qui ne sait pas ce qu’il veut et pour Seb, c’est moi qui ne sais pas ce que je veux. J’ai rêvé de lui l’autre nuit, mais le souvenir brouillon et vague de ce rêve s’est évanoui très vite après mon réveil. Donc je ne saurais jamais ce qui s’est tramé dans mes neurones !

21h00. A cette heure-ci, ils sont tous à table, la voie est libre !!! Je relie pc et téléphone. Tonalité, volapuk habituel, crachouillis et les trois ‘ping’ attendus ! Enfin connecté à 45,1 kb/s ? C’est le pied ! Vais pouvoir consulter messagerie et commentaires sur mon post.

Et puis après, nada. Les copains bloggeurs attendront, désolé. Les pages sont longues à charger et quand c’est trop long, les déconnexions arrivent. C’est démoralisant. Je rage de ne pas pouvoir lire vos blogs régulièrement, quant à y laisser une trace, c’est devenu impossible ou presque.

J’ai pas vingt cinq solutions : donc je me contente d’une technologie ancienne, pour l’instant et pour la semaine qui reste.

En attendant, je ne peux que vous donner quelques nouvelles et vous dire combien j’apprécie que vous me lisiez, et que vous laissiez des traces, même invisibles...

Bises à tous.

mis en ligne 23:55

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Mardi 24 octobre 2006


petit coup de blues... j’écoute aussi du blues... blues d’automne... deux jours de pluie ininterrompue... un spleen de saison flotte autour de moi... « ultramarine » en boucle... tourne les pages d’un catalogue ... des toiles vierges attendent... les pinceaux sont au garde-à-vous... les tubes de couleurs sont au bord de l’explosion...envie de peindre sans envie... envie de rien finalement... coeur vide... tête au ralenti...retour du soleil... habitants du jardin détrempé : une salamandre jaune et noire, une tortue... un chat inconnu traverse en courant l’herbe haute... rose éclot très doucement... petit bananier se porte bien... connexion internet merdique... et tout va presque bien...

Reçu un mail de Tom. Il confirme son passage à Paris en novembre et cela me parait très loin.

Pensée pour Seb : comment gère t-il son départ ? Il fait celui qui encaisse, mais je sais que c’est moins simple qu’il n’y parait.

Oui, je sais que je ne vous raconte pas grand chose de palpitant, mais c’est ainsi que mon esprit évite de s’agiter sur les faiblesses sentimentales et celles de la chair.


Et j’ai repris mes lectures... Alternance de littératures françaises et étrangères


Avant moi,  (Julian Barnes)

Romancier anglais, né à Leicester en 1947, J. Barnes est l’auteur du roman « Le perroquet de Flaubert », prix Médicis et « Une histoire du monde en 10 chapitres 1/2 » (traduits en plus de vingt langues)

« Avant moi », met en scène le thème éternel de la jalousie. Mais pas de la façon la plus classique. Cette jalousie obsessionnelle, Graham Hendrick, va la développer au fil du passé de sa nouvelle épouse Ann. Nous découvrons aussi son ex-femme Barbara, avec ses coups tordus et Alice, leur fille. Jack, romancier, critique, et confident-psy pour ses amis tels que Graham et Ann, est un joyeux drille, original, inventif qui apporte une réelle fantaisie à cette histoire de jalousie rétroactive grandissante par écran (de cinéma) interposé où se mélange folie et amour.


La vie de Disraëli,  (André Maurois)

Inutile de présenter l’auteur qui nous brosse, dans un style parfait, le portrait de cet homme politique anglais, qui malgré les obstacles, se hissa au plus haut rang du pouvoir britannique sous le règne de la reine Victoria, qui devint vers la fin une véritable amie.

André Maurois, ne nous abreuve pas de dates, de faits et de lieux à la manière d’un historien. Il s’est appuyé sur une centaine d’ouvrages nombreux et variés pour nous raconter la vie de cet homme remarquable, dont la vie fut une lutte permanente pour la réalisation de ses rêves.
Nous découvrons un Disraëli, humain, dandy, romancier (*), poète, politique au sens noble du terme. Une intelligence brillante qui entre deux moments d’actions politiques, prenait le temps de la réflexion dans l’écriture. Un homme à qui l’on mit des bâtons dans les roues pendant quarante ans (il était juif et on le tolérait à peine dans certains cercles), qui essuya de nombreux échecs et qui à l’aube de sa retraite, devient le Premier ministre adoré de la reine et une figure adulée en Angleterre (enfin, pas par tout le monde !).
Le parcours et l’homme, l’homme et ses rêves, sa vision du monde et ses craintes sentimentales, le beau parleur en galanterie, le fidèle en mariage, l’orateur exceptionnel à la Chambre des Communes, le fin stratège et le timide, le fonceur et le prudent, Disraëli est tout cela et même plus encore. C’est une personnalité complexe, attachante et fascinante, dans un monde à la réalité complexe.
André Maurois, nous le raconte magistralement en histoires et anecdotes et dépeint très bien l’ambiance des années Victoria, des us et coutumes de la société anglaise et de son si particulier système politique en vigueur alors.
(*)Entre autre sa trilogie, Tancrede, Coningsby et Sybil, est un chef d'oeuvre d'écriture

mis en ligne 12:45

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Dimanche 22 octobre 2006

Il faisait encore une température agréable, puis le vent s’est mis à souffler en rafales. Les nuages gris et noirs roulent à l’horizon. Une veste s’impose. La pluie viendra surement. Inutile de s’alarmer. Le temps change vite et cette ile en méditerranée possèdent des micros climats au gré de ses montagnes et des ses vallées. Je continue entre deux sorties à explorer la bibliothèque. Je retrouve des livres lus que je relis très vite. C’est très reposant. On peut laisser l’ouvrage et le reprendre plus tard sans perdre le fil de l’histoire.

Donc relecture :

Arrête ton cinéma !  (Nicole de Buron)

Le livre date un peu, fait trois cent pages et se lit très vite. J’ai souri, rigolé quelques fois et ne me suis pas ennuyé.
Il m’a surtout replongé dans le monde du cinéma vu et vécu de l’intérieur. Du temps où je trainais en marge du septième art, même si j’ai joué et tourné dans des courts métrages d’écoles et même si j’ai prêté ma voix dans du film porno en post synchronisation !
Ici, Nicole de Buron nous livre ses souvenirs d’auteur de comédies cinématographiques et de séries tv. Tous les métiers, qu’elle a côtoyés de près ou exercés, sont dépeints et racontés avec la verve humoristique qui la caractérise. Ses démêlés avec producteurs, metteurs-en-scène, acteurs et techniciens rappelleront peut-être des souvenirs à certains... Et puis elle nous donne aussi quelques anecdotes cocasses sur les grands du septième art européen ou américain.
A lire dans les transports pour passer un bon moment.
(Pas compris pourquoi il mette sur la couverture « Roman » ?)

 


 


Perles de la littérature  (Pierre Ferran)

Tous les auteurs, mêmes les plus grands, emportés dans leurs élans écrivent des lignes surprenantes. Dans la foulée, le lecteur ne s’aperçoit pas de l’énormité de la chose. Le second degré n’existe pas nécessairement, et reste le sens littéral.
Pierre Ferran, puis Dominique Jacob, proposent un florilège de ces perles littéraires laissées par nos ainés, les plus célèbres comme les moins connus.

 

 

Voici quelques extraits :

Les animaux extraordinaires,
« Enfin, mettant la main sur ses yeux, comme les oiseaux qui se rassurent... »
Prosper Mérimée (Colomba)

Anachronismes,
« On accrochera les spéculateurs aux becs de gaz, comme en 1789 ! »
Georges Buisson (La Chambre et ses députés)

Chercher l’erreur !
« Il est onze heures, répéta le personnage muet. »
Honoré de Balzac (Scènes de la vie privée. La Bourse)

Pierre Ferran, Perles de la Littérature, tome1, Ed. Horay.
Dominique Jacob, Perles de la Littérature, tome2, Ed. Horay.

mis en ligne 00:25 avec les galères d'une liaison RTC !!!_______

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Jeudi 19 octobre 2006

J’avais préparé un post sur la suite de mes lectures/relectures et puis un coup de téléphone a modifié mes plans.

Je suis en vacances, mais avant de partir, l’ambiance au bureau était exécrable et pour cause : notre business, lié aux investissements du monde automobile qui se porte moyennement, se retrouve en chute libre. Baisse d’activité, certainement durable, et donc plans de départ : entre licenciement, mise à la retraite, départ volontaire, démission, etc., le choix est large. A vous de choisir votre style et on vous fait un paquet cadeau. C’est pas tout à fait ça mais presque. En revanche, il règne une ambiance merdique dans la boite. Plus personne n’est motivé pour finir ou continuer le peu d’affaires en cours. Certains sont déjà partis sous d’autres cieux. Et notre petite bande de potes se réduit comme une peau de chagrin. C’est morose, presque mortel.

Vous souvenez-vous, il y a quelques temps, que je vous avais dit que Seb, mon collègue bien aimé et avec qui j’ai toujours eu une complicité amoureuse, devait partir.

Cette fois, c’est bon. Il m’a téléphoné aujourd’hui, 18 octobre au soir, pour me le dire, que je ne sois pas surpris à mon retour. Il part. Tout s’est décidé très vite. Quand je vais rentrer de vacances, son bureau sera vide. Envolé ! Ok, on se verra quand même à l’extérieur, mais c’est pas pareil. Je m’attendais à ce départ, mais pas aussi vite et tout du moins pas avant mon retour. Bah, c’est la vie.

Quand il est rentré dans la boite, c’est moi qui l’ai reçu pour son entretien et qui ai dit oui à son embauche : il avait la compétence (et en plus je lui trouvais du charme !). Au bout de quelques mois, j’étais tombé amoureux de lui très platoniquement, mais quand même amoureux. Depuis on se voyait tous les jours au boulot, et pour cause il travaillait en face de moi. Après son changement de poste, il était encore à dix mètres de moi dans un autre bureau ! Ca fera plus de huit ans que l’on vit ensemble... au travail (soit 1900 jours !). Et tout ça compte énormément. Il a été très souvent responsable de mon énergie pour venir bosser. Quand vous savez qu’en allant travailler plus de huit heures par jour, vous retrouverez des têtes sympas et des gens qui s’apprécient mutuellement, ça aide sacrément. Il a été souvent mon rayon de soleil, même si c’est banal de le dire. Ses arrivées vaseuses, les lundis de lendemain de match de rugby, avaient quelque chose de craquant. D’ailleurs, il a une discrète cicatrice sur la pommette gauche que je trouve super sexy et avec ses lunettes fines et allurées DG, j’aime ce visage si viril et si tendre à la fois !

Maintenant va falloir aussi que je me passe de ses fausses dragues, sourire aux lèvres et oeil rigolard, du massage de mes épaules quand je suis stressé devant mon écran d’ordi. Je ne pourrai plus lui passer une main dans les cheveux, ni lui faire un bisou dans le cou, ni mettre mes bras autour de ses épaules en passant une main sur le sein, ni caresser sa barbe de trois jours, ni déjeuner avec lui, ni prendre mon café de nine o’clock en sa compagnie. Fini aussi ces discussions courtes et impromptues, parfois intimes, au fil de la journée. Fini son regard, son sourire, et le son de sa voix veloutée pour me dire tout doucement « psst, tu viens », mots uniques et complices pour me dire qu’on va prendre un café (celui de l’après-midi)... Merde, trois fois merde...

Mais je suis quand même super heureux pour lui : il part à temps de cette boite qui risque de tourner bizarrement voire de mal tourner dans les mois à venir. Il va faire sa vie ailleurs, de jeune marié (eh, oui ! et no comment, svp), dans une autre société, avec un autre job et de nouvelles connaissances.

Nous aurons simplement à organiser autrement notre amitié. Ca arrive fréquemment. Et la vie n’est faite que de ces changements de rythmes.

Mais je peux le dire aujourd’hui, aujourd’hui qu’un chapitre se ferme et qu’un autre s’ouvre, Seb était un des rares mecs avec qui j’aurai pu vivre une histoire de mecs. Il y a eu des périodes où j’ai phantasmé à mort. Des jours où, pas très en forme, je me disais qu’il fallait que je cesse de tomber amoureux des hétéros, merde ! Au fond, il est encore un de mes grands amours de ces dernières années, et là j’ai super mal en disant ça... zut et rezut.

Bientôt, faudra faire 'sans' au quotidien. On survivra. Pour le moment, je suis en vacances et je vais oublier à nouveau le boulot, mais pas Seb.

Bisou, my love et à bientôt.

Mis en ligne, ... peu importe.

par lautremoi publié dans : le Coeur
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Mercredi 18 octobre 2006

Ca ne rajeuni personne. Et pourtant cette musique connu son heure de gloire vers 1900, puis s’effaça devant l’ascension du jazz avant les années 1920.


The Cascades (Scott Joplin, 1868-1917)

En 1950, la publication de l'ouvrage historique " They All Played Ragtime " marqua un renouveau d'intérêt pour cette musique. Le ragtime connut quelques années de popularité auprès des masses en Amérique du Nord au milieu des années 1970 à la suite du succès du film américain « The Sting / L'Arnaque (1974) », avec Paul Newman et Robert Redford, dont la musique incluait plusieurs rags de Joplin.
Durant les années 1970 et 1980, les compositions en ragtime figuraient au répertoire de groupes aussi divers que le Canadian Brass et plusieurs orchestres de jazz traditionnel et de dixieland.
Le ragtime continu de nos jours à être joué et la composition de nouveaux morceaux, notamment français, fait l’objet d’albums musicaux et de festivals appréciés.


Hymn of Freedom, Philippe Audibert Trio, Album "From Ragtime To Swing" 2006

Mais le ragtime a aussi pour moi un autre écho.
J’ose avouer que ragtime et sexe ont été un certain temps associés dans ma tête et ailleurs !

Cette musique, je l’ai connu grâce à mon-amour-brun-aux-yeux-verts, dans une salle de cinéma qui faisait des reprises. Cycle américain, cette semaine là. Cette salle de la rue Soufflot n’était ni grande, ni confortable, mais le prix des places étaient parfaitement dans nos moyens. Les fauteuils-strapontins en velours-crin rouge fournissaient une assise furieusement inconfortable : autant être assis sur des hérissons. Mais notre amour de la salle noire, partagée avec mon-amour-brun-aux-yeux-verts, me faisait tout endurer et plus que le raisonnable : telle le voisinage d’un spectateur, franchement clodo, se grattant furieusement toute une séance ! En sortant, nous avons décrété, plus jamais cette salle. Mais un baiser tendre et chaud m’entraina la semaine suivante dans ce cinéma pouilleux, pour un autre cycle. Fallait-il que j’aime ce mec et un peu le cinéma pour me laisser embarquer ! Un grand amour pour moi et deux pour lui : le septième art et moi. Le cinéma était un amant exigeant et qui lui demandait une attention considérable, voire obsessionnelle. Notre relation à trois ne survécu pas à ce rythme. Son autre obsession a été un temps le ragtime. Et pour moi le ragtime était toujours associé à mon-amour-brun-aux-yeux-verts dont les préliminaires moelleux et bouillants démarraient sur les dernières notes, de ce foutu ragtime of course. Ahhh, rien que d’y penser, j’ai la peau des cuisses frémissantes. Non, je rigole (...quoique). Mon amour pour lui fut une longue coulée de lave incandescente et le refroidissement prit un certain temps.

Voilà pourquoi je peux de nouveau écouter du ragtime sans avoir une révolution hormonale. Sans avoir un réflexe pavlovien sexuel !
Voilà aussi pourquoi j’avais envie de vous parler de ce rythme, de lui et de moi, d’un bout de notre histoire.


Références pour les curieux du ragtime...
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ragtime
http://www.starzik.com/mp3/produits/Scott_Joplin___Ragtimes-50514.html
http://www.ragtime-france.net

mis en ligne 21:00

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Dimanche 15 octobre 2006

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Peut-on tomber amoureux d’un être du monde numérique ? Je ne parle pas ici d’un tchateur avec qui s’établit un dialogue au fil des rencontres de clavier. Non, je veux parler d’un être qui blogue. Un être qui raconte parfois beaucoup de lui-même, parfois moins. Qui emploie un ton, un style qui vous accroche, qui donne envie de parler avec lui. Dans tous les blogs que nous lisons, nous avons nos préférés. Ceux où nous allons voir si il n’aurait pas laissé un nouveau post, voir si il a répondu à notre commentaire. Bref, une assiduité de lecture et une attention qui lèsent les autres certains jours. Mais en même temps nous ne nous écartons pas trop d’une certaine retenue. Pas de déclaration qui puisse mettre l’objet de vos obscurs désirs en pleine lumière pour les autres. Ecriture discrète, mesurée, allusive, tendre et sous-entendue.

Et si je m’étais trompé. Que le désir ne soit pas partagé. Aie ! Mais pour le savoir faudrait-il que je m’exprime, franchement, que l’échange ne soit pas que des phrases et des mots. Que voir l’autre (une image de l’autre) donne ce plus de sensualité que les posts avaient éveillé en moi.

Et puis après l’image, le son. Le son de sa voix. Ces intonations qui charment quelque soit la banalité des mots prononcés.
J’entends dire « envoie lui un mail, au moins c’est perso et la blogosphère reste ignorante. » Oui, mais j’aimerai qu’il fasse le premier pas (refrain bien connu). « Alors reste dans ton phantasme et arrête de vouloir la lune ! »
Quand votre pudeur vous empêche de sauter le pas, quoi faire ? Se faire violence ?

Sentir le bout de ses doigts, rien que ses doigts, puis sa main, rien que sa main, puis la vibration de son corps qui approche, son souffle court, et ses lèvres entr’ouvertes, chaudes et gourmandes... plonger dans ses yeux... sentir sa peau... et la suite qui ne se raconte pas... les mots manquent, vertige, jouir, aimer... passion, sexe, s’oublier dans le désir...

Heureux quand il est heureux, morose quand il est mal et tout et tout. S’il lui manque quelque chose, j’ai envie de lui donner. S’il formule un voeu, j’ai envie de l’exaucer. Pour son plaisir, c’est aussi mon plaisir. Si ça c’est pas tomber en état amoureux...

Merde, je suis toujours pas guéri de mes rêves de bonheur et d’amour impossibles.
Coeur d’artichaut, je rêve de l’autre ... du Prince Charmant ?... impossible, je suis le Prince Charmant. Arffff... .

Mais j’aime... hé, docteur, c’est grave ou pas ?
Éclats de rire... .

Ps. : Faudra quand même que je lui dise un jour ! A qui ? Mais à celui qui attend le Prince Charmant !

mis en ligne 23:10

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Vendredi 13 octobre 2006

Arrivée au soleil. Mille kilomètres entre nous. Vent en rafales. Végétation verte, jaune et rousse. Couleurs d’automne. Poires d’hiver en pleine croissance. Un couple de milans plane en cercles descendants ininterrompus. Les bûches de bois pour l’hiver s’amoncellent en tas réguliers. Quelques frêles cosmos mauve offrent leurs ultimes corolles. Les dernières petites marguerites blanches disputent le terrain aux autres fleurs jaunes ou orange. Un chat traverse en courant l’espace découvert entre deux haies. Des rosiers aux tiges turgescentes s’apprêtent à lancer leurs tardives floraisons. Au loin des bruits mécaniques. Une voiture approche et continue sa course sans marquer d’arrêt. Le soleil décline doucement. L’air si doux il y a un instant se charge de fraicheur. Il est temps de rentrer.

Déjà une semaine d’un rythme différent. Pas encore de sorties ou de vadrouilles programmées. J’ai besoin de me poser. De me laisser aller sans bouger.

Pas de télévision. Je plonge dans la bibliothèque au hasard ou presque. Des livres écrits il y a quelques temps. Pas de nouveautés de la dernière ou même de l’avant-dernière saison littéraire. Juste des ouvrages à lire tranquillement sans être dans la bousculade d’une vie où le boulot occupe plus de temps que la lecture.

Promenade dans le jardin. J’aimerai tellement la faire avec JL, mon cousin préféré et aimé qui est en ce moment loin, ailleurs.

Lecture. Déjà lu trois livres en quatre jours ! Cela fait une éternité que ce rythme ne m’était pas arrivé. Mais je ne tiens pas à établir un record. Un démarrage rapide ne préjuge pas de la suite en ce domaine.

Et puis je prends aussi le temps de vous écrire, de préparer ce post à l’avance. Ma connexion internet est une petite vitesse téléphonique. Donc je compose hors ligne et je pose tout d’un bloc en ligne ! Le plus vite possible pour éviter la déconnexion intempestive. Car je suis dans un petit village, d’une vingtaine d’habitants, posé à 450 mètres d’altitude entre mer et montagne. La ligne aérienne du téléphone est ballotée par le vent. Seule consolation, si ce lien avec le monde se rompt, je verrai débarquer le technicien des téléphones. Et c’est le seul beau mec, athlétique, coupe en brosse très courte, peau halée et très aimable de 35 ans qui soit comestible à la ronde. Mais ne rêvons pas, la ligne téléphonique est toujours en place et je ne suis même pas sûr qu’il soit disponible pour autre chose que des télécommunications ! (...une mauvaise pensée me vient : et si j’arrachais la ligne... ).

C’est aussi pour ces raisons bêtement techniques que lire vos blogs et y répondre est toujours une aventure qui n’a pas fatalement de happy end ni l’inverse non plus. En revanche on est sûr de la lenteur... 

Voici mes lectures de ces derniers jours.

Les quatre vérités, David Lodge, Ed. Rivages.

Est-il encore nécessaire de présenter David Lodge de Birmingham ? Depuis 1987, essais critiques, romans, théâtre, jalonnent la vie de cet écrivain, ancien prof de littérature anglaise, qui est traduit et reconnu dans le monde entier.

« Les quatre vérités », au départ une pièce de théâtre à 4 personnages. D. Lodge reprend sa pièce et la transforme en une « Novella », une œuvre romanesque, pleine de dialogues. Le pari est réussi. A qui l’auteur veut-il dire ses quatre vérités. Adrien, écrivain d’un premier succès et qui malgré ses autres livres, n’arrive pas à la gloire du premier. Eleanor, sa femme qui le supporte mieux depuis qu’ils se sont retirés à la campagne et dont la poterie est une nouvelle source de joies. Sam, ami depuis l’université du temps de leur trio et qui est un scénariste riche et à succès. Fanny Tarrant, jeune journaliste culottée aux dents longues, aux articles acides et aux interviews sans concession. Quelles vérités, nouvelles ou anciennes, vont surgir en cascade après une chronique féroce sur Sam.
D. Lodge avec son style brillant, fluide, vivant et souvent drôle, nous entraine dans les histoires individuelles et collectives de ses personnages et montre le conflit entre littérature et exigences médiatiques.


Les Mérovingiennes 486-714, Roger Xavier Lantéri, Ed. Perrin.

Sur 250 pages réparties en 39 récits, cet enquêteur de l’histoire du Moyen-Age, revisite pour nous une période injustement méconnue et sur laquelle on a dit des tonnes de bêtises, voire des énormités. En plusieurs chapitres courts au style vif et non dénué d’humour, Lantéri nous convie à rencontrer ces femmes qui avaient autant d’importance que les hommes, maris, et oncles, de leurs temps. Il nous montre le politique, comme le quotidien, le public comme le privé, le pouvoir civil et le pouvoir religieux, les fiançailles et la polygamie, le mariage et le divorce, les lois, us et coutumes, à la guerre, au quotidien, en amour, en religion, en fêtes, en danses, en chorales, en couches, en folle, en sainte, en femmes de pouvoir. Ces femmes que l’on découvre, à travers la grande histoire et les anecdotes pittoresques, comme les piliers fondateurs de notre histoire. Une société qui va amalgamer les peuples de cette Gaule multi ethnique et dont le langage est un joyeux mélange du sud, du nord et de l’est. Ces femmes, reines, moniales ou ordinaires, jeunes ou vieilles qui traverseront cette période si riche en transformations pour l’économie, la façon de penser, d’apprendre et de vivre. Ces tranches de vies racontées parfois par elles-mêmes, sont un bonheur de découverte. Au passage, un certain nombre d’erreurs historiques est mis à mal et la vérité remise en selle !

(Cf aussi : La femme aux temps des cathédrales de Régine Pernoux, ouvrage plus ancien.)


Place de Sienne, coté ombre, Fruttero & Lucentini (Carlo Fruttero & Franco Lucentini), Ed. du Seuil, coll. Points.

Voici une étrange histoire qui a pour cadre la célébrissime et colorée fête (compétition) du Palio sur la Place du Campo à Sienne en Italie. Celui qui connaît cet affrontement séculaire y retrouvera l’explosion des émotions et des couleurs qui agitent toute la ville pendant trois jours. Celui qui découvre cette fête aura une idée très juste de l’événement servie par une écriture alerte, prenante, émaillée de drôleries posées dans des parenthèses qui ne nuisent en rien au rythme et au récit. Et le récit : l’aventure d’un couple en vacances et pour lequel ce repos commence par un désastre météo qui vont les détourner de leur première destination pour les conduire dans une grande et étrange demeure où les maitres des lieux et leurs invités cultivent un on ne sait quel mystère. A travers le Palio, ses secrets, ses rites, ses règles, ses intrigues de jockeys, ses luttes pour des quartiers vivants ou quartiers morts, quelles vérités attendent notre couple, où l’amour, la vie, la mort, le passé, le présent, deviennent inextricables.


Prochain post à une date ultérieure... Bisous à tout le monde...

mis en ligne 20:35

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Samedi 7 octobre 2006

 
[ Glenn Miller, Boulder Buff, 1941 ]

Je pars demain matin et je suis encore le nez dans ma valise. Je suis sûr d'oublier quelque chose, mais quoi ? Certainement un truc parfaitement inutile ! Et il me reste plein de trucs à faire : répondre vite fait à mes e-mails, faire un chèque pour les charges de mon logis, laisser un mot chez ma soeur avec mes clés (faut arroser mon ficus ...), ne pas oublier les clés de la voiture aussi. J'oublie rien ...?  Pas comme l'année où je suis parti en oubliant CB et liquide sur ma table ! C'es fou comme tout devient subitement compliqué ... sans un sou en poche et sans moyen de dépannage. Ma banque a fini par me faire un mandat postal pour que je récupère du cash ! 
Donc à priori, j'ai tout.

Je suis donc en vacances demain jusqu'au 6 novembre ! Activité bloggesque très ralentie. 

Mais je penserais fort à vous tous ... et je vous dit à bientôt, et pas d'étonnement si je laisse quelques traces ici et là sur vos blogs...

mis en ligne 22:55

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Jeudi 5 octobre 2006

 
[ Glenn Miller, Frenesi, 1940 ]

Pour ceux qui lisent depuis quelques temps ce blog ... se souviennent-ils que je me sauve tout un mois  ?  Un doute m'assaille, ai-je seulement évoqué cette absence par écrit ?

Donc, je pars en vacances dimanche et je serai de retour à Paris le 6 ou 7 novembre. Conclusion : le blog sera très peu, très, très peu alimenté en articles. Et de la même façon je ne vous lirai que très, très épisodiquement. D'ailleurs vous me manquez déjà rien que d'en parler. Mais où part-il le Pouxi ?

"Mystère" vous dirons ceux qui me connaissent mais qui ajoutent "Il le dira peut-être si on ne lui demande rien". Pffff... ce qu'il faut entendre.
Je pars pour me refaire une santé. L'été et la rentrée ont été difficiles. Il y a toujours l'affaire "Tom". Je dois le voir en novembre lors de son passage à Paris. Il est étrangement silencieux en ce moment. Mais je ne suis pas plus inquiet que ça. Après les grandes agitations il a besoin de digérer.

mis en ligne 22:10

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Mercredi 4 octobre 2006

Il fait le tour du Web .... et bientôt chez vous !

 

A consommer avec modération...
dans les transports, c'est un coup à louper sa correpondance ...

mis en ligne 23:50

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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