Jeudi 28 septembre 2006

Rien de spécial, ni de particulier ....

Toujours les e-mails de Tom, plus espacés, plus court, plus posés ....

Seb* a un rhume d'enfer. Cela lui donne un air de nounours tout tendre. Il est craquant, mais infréquentable ! En revanche, il garde son humour, joue l'allumeuse et lance " tu veux un bisou ? " . Réponse réflexe : " ah non, garde ta crève ". Et lui de se marrer. J'suis idiot ... La prochaine fois je dis "oui" ....
(* Pour ceux qui ne suivent pas, Seb est un collègue (ami) de boulot)

C'est tout pour aujourd'hui !

Je suis encore un peu obsessionel avec cette musique ...

 

 
[ Glenn Miller, When Johnny comes marching home, 1942 ]

mis en ligne 22:11

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Mardi 26 septembre 2006

Mon humeur en musique et en couleur .....

 


[ Glenn_Miller, Oh-You Crazy Moon, 1939 ]

et

[ Mark Rothko, n°12 ]
 

mis en ligne 22:10

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Lundi 25 septembre 2006

Musique      ou ici >>> [Incomplete, Backstreet Boys, (extrait)]

Ma soeur me propose une virée dans Paris : Le Palais de Tokyo. Je lui fais confiance. Et ça, je n’aurais pas du. Autobus jusqu’au Pont de l’Alma et on finit le chemin à pied en passant par les quais et en remontant une sacrée volée de marches jusqu’à l’avenue. Mais en arrivant, il faut bien se rendre à l’évidence que le Palais de Tokyo est fermé ! Ils sont en plein travaux ! Son vis à vis, le Musée d’Art Moderne de Paris est fermé, justement le lundi ! Qu’à cela ne tienne, allons au Musée du Costume au Palais Galliera, juste en face. Ben, non, fermé lui aussi ; faudra attendre 2007. Nous finissons par prendre la chose en riant comme un immense gag. En fait nous sommes partis le nez au vent sans consulter le web ! Nous redescendons vers la Tour Eiffel. Arrêt au centre culturel de Corée. Ma frangine a failli craquer sur une ravissante petite boite à bijoux en laque rouge sombre incrustée de nacre.

Au pied du Trocadéro, visite du CinéAqua, l’aquarium du Trocadéro fermé en 1985 et réouvert en 2006.

<pub !> Le CinéAqua est la fusion, enfouie sous terre dans la colline de Chaillot à Paris, du spectacle de la mer et du spectacle de l'écran. Visiter CinéAqua c'est découvrir :
Des studios de production de dessins animés (BDs, cartoons, sons, musiques), une présentation de la robotique et la biomécanique par l'élaboration de poissons robots exposés dans un bassin de l'AquaStudio, 3 grandes salles de cinéma et des dizaines d'écrans, chefs d'oeuvre de design et de technologie, 43 bassins immenses contenant 4 millions de litres d'eau de mer dont un bassin à requins de plus de 10 mètres de profondeur. Loin d'être une simple collection de poissons, le nouvel Aquarium CinéAqua emmène le visiteur se promener au coeur des environnements aquatiques des eaux françaises, de la Seine aux tréfonds de l'Océan Indien en passant par les récifs corraliens de la Polynésie française. Sont présentés 12 000 spécimens, 500 espèces d'animaux, 600 coraux et plus de 30 requins. </pub !>

Bon, c’est sympa. Y’avait pas un chat, ni poisson-chat, mais l’entrée est à 19,50 euros ! C’est super cher même si une raie, intriguée par mon doigt collé contre la vitre, l’a suivi un moment. Je crois qu’il faut le voir une fois. Et si vous voulez caresser des poissons, c’est prévu. Sortie de l’eau, traversée sous la Tour Eiffel, mais déjà 3h30 et nous étions encore sur nos petits déjeuners. On monte sur la Tour ? Non, dit ma frangine à la vue d'une file d’attente de 55 minutes et que la faim rendait moins conciliante.

Traversée du Champ de Mars puis petit arrêt collation quiches et boissons sur l'Avenue de Suffren. Tours et détours au Village suisse. Jailli des vestiges de l'exposition universelle de 1900 et créé sur les fondations de la Grande Roue de 1920, le village Suisse est un lieu des marchés de l'art de Paris. 150 antiquaires, décorateurs et galerie d'art, y tiennent boutique. Retour sur le boulevard pour reprendre un bus, direction la maison.

C’est bête, je n’avais pas pris mon appareil photo. Il y avait pourtant matière à photographier.

En conclusion, ne faites pas confiance aux propositions de virée décidée au dernier moment (surtout si elles émanent de ma soeur !).

En revanche il faisait un temps idéal pour se balader dans Paris et ce fut une bonne journée. Au fond, mon long w-e avait bien démarré et c’est bien terminé ! Faut-il vous dire que travailler demain ne m’enchante guère ?

Encore un mail de Tom. Il a l’air d’être plus clair dans sa tête. Il me demande de ne pas répondre pour le moment... Il n’a pas fini de tout écrire ...
C’est bizarre cette façon de procéder, mais bon, je laisse faire. Cela m’évite d’avoir à faire des réponses écrites. D’ailleurs, j’aimerai bien qu’on passe à l’oral maintenant. Ca commence à devenir ridicule. Oulala, en écrivant ça, je me rends compte que je suis prêt à assumer une décision. Laissons-lui encore un peu de temps et nous verrons bien. Mais faut pas que ça dure dix ans. Aurais-je la patience d’attendre novembre, lors de son séjour, pour dire des choses définitives ou pas ? Attendons encore un peu ...

Et maintenant, je vais faire un petit tour des blogs ...

mis en ligne 21:34

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Dimanche 24 septembre 2006

[ musique pendant que j'écris, dimanche soir,]
      OU ICI >>>    [ Glenn Miller - Blue evening, 1939.]

Cela avait bien démarré. Lady S et moi avions rendez-vous, vendredi en fin de journée, à la Biennale des Antiquaires au Grand Palais. J'avais plusieurs raisons d'y aller.
La première : Lady S ne connaissait pas et je voulais revoir ce somptueux édifice restauré, revoir sa verrière, sentir la hauteur de sa coupole sous laquelle j'avais déambulé à l'époque où le Salon des Indépendants s'y installait et que mon adorable cousin exposait ses toiles aux nus masculins très équivoques.
La deuxième : la Biennale des Antiquaires a le coté odieux du fric quand il est puant, mais tout en même temps on peut admirer dans cette manifestation un concentré d'art et d'artisanat sous toutes ses formes (mobiliers, bijoux, objets, peintures, miroirs, parquets, sculptures, antiquités) sur 1000 ans. Ce soir là, la majorité des visiteurs semblaient plus agir comme des touristes dans un musée plutôt que comme des acheteurs ne sachant comment dépenser leur argent. C'est pour cela que la visite fut agréable et instructive. Lady S a bien craqué sur une bague de 1 cm2 de diamant blanc pur à 125.000 euros, mais j'ai résisté ! J'ai pas eu de mal !

Sortie du Grand Palais et bavardages sur nos amours si minces qu'on se demande si elles existent encore. Diner chez un indien et télé pour "sex & the city". A la fin, la chaise en bois et cannée qui me supportait, s'écroule sous moi ! Qui ose dire que je suis lourd, alors que c'est la chaise qui est vieille ! Je raccompagne lady S et retour au logis. Couché tard.

J'aurais du prendre comme avertissement des dieux, ce bris de chaise...

Samedi, lever fort tard vers midi. Encore deux mails de Tom. Des mails qui ne demandent pas de réponse. C'est plutôt un monologue ou des notes prises sur un carnet au gré de son humeur.
Je suis crevé. J'ai la tête en vrac. Je décide de ne pas me lever. Vais-je rester toute la journée à trainasser au lit ? C'est pas raisonnable, j'ai des trucs à faire. Lesquels d'ailleurs ? Je ne sais pas. Mon frigidaire est vide, mais demain c'est dimanche et j'ai le marché. Au pire j'ai un G*20 ouvert toute la journée ! Quand on a de telles facilités on a une tendance à la paresse.
Plus la journée passait, moins j'avais envie de sortir de mon lit. Une mollesse prenait mon corps et un vague à l'âme envahissait mon esprit. Je ressassais les problèmes et les tracas en cours sans qu'aucun embryon de solution ne vînt calmer cette agitation cérébrale. Bilan peu brillant : entre un p'tit-déj et deux faux déjeuners-diners ponctués de siestes éphémères ma journée du samedi termina sa course sur une nuit quasi normale.

Dimanche : frais et dispos. Levé 9h00. Petit-déjeuner. Agitation ménagère. Déjeuner. Puis je décide de sortir et de faire un tour au Café. J'adore faire ça le dimanche dans l'après-midi. Je discute avec mon barman (quand il est de service), le lis le journal, parfois un copain passe par là et nous discutons. Mais aujourd'hui, rien comme un dimanche. Mon barman n'était pas là. Le nouveau a oublié de me donner du sucre. Aucun pote n'est passé. En repartant je me suis fait agresser verbalement pas un mec (un habitué du quartier, nourri par tout le monde) qui voulait 10 euros pour bouffer. Je lui donne ma monnaie (environ 2 euros) et il me traite de salaud et d'en*culé. Je reste cloué, halluciné. Puis je bouge en lui lançant un « va te faire foutre ! » Je sais, j'aurais pas du, mais merde, je lui donne souvent une ou deux pièces. J'ai eu l'impression désagréable qu'il me rendait responsable de sa misère...

Je traverse et sur le trottoir d'en face, je fous le pied dans une merde fraiche. L'agacement est à son comble. En route pour le G*20 pour faire quelques courses. Je redescends la rue derrière un couple de petits vieux. A mon approche, des effluves nauséabonds atteignent mes narines. J'accélère et je double au moment où le vieux disait à sa femme « tu sais, ces légumes se donnent des gaz ». J'ai eu envie de lui dire « a qui le dites vous !. ».
Pas d'incident pendant mes courses ni lors de mon retour at home.

Encore un mail de Tom. J'ai l'impression de jouer les analystes à distance. Et puis il dort quand, pour m'envoyer des mails à cette heure ci ? Je lui réponds, tout en douceur et en nuance. Qu'attend t-il de moi maintenant ? Il a commencé à raconter, à se raconter. Suis-je prêt à tout entendre ? Beaucoup, oui. Tout, je suis pas sûr. Attendons le prochain mail...

Je peux dire que c'était un dimanche de merde ! (jeu de mot facile, désolé) et un week-end un tantinet chaotique !

Demain lundi : RTT !!!

mis en ligne 23:50-

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Jeudi 21 septembre 2006

N'était-ce qu'un coup de grisou ? Peut-être ....

Mails de Tom à raison de 2 à 3 par jour. Son coeur déverse ses angoisses et sa tête analyse ses mots. Un pensée, un mot et une explication. Parfois le discours est confu et redondant. Mais c'est peut-être moi qui ai du mal à suivre. A peine le temps de lire sa prose, parfois fort longue, qu'un autre mail arrive ! J'ai du mal à digérer toute sa littérature... Mais je prends beaucoup de temps pour lire, comprendre, relire, écouter son âme.

Je comprends mieux son éclat de la semaine dernière.  Il a eu raison de provoquer une clarification des choses. Nous parlons beaucoup par mails. Les mots sont choisis avec attention et précision. Pas de bavardages pour remplir. Ici, le ton, les inflexions de la voix, ne sont pas audibles. C'est par l'écriture qu'il faut faire passer les sentiments et pas forcément aux meilleurs moments de la journée. La question de se téléphoner tous les jours s'est posée, puis a été abandonée. Le décalage horaire et nos boulots auraient rendu la chose ingérable. Mais c'est aussi bien comme ça. Tout le travail que nous faisons sur nous mêmes en ce moment nous sera d'un grand secours lors de sa visite en novembre.

Nous n'avons jamais autant écrit (parlé) depuis mardi. Mais quand un Bélier à décidé d'avancer, la Vierge doit suivre, au moins pour savoir où elle va. Car c'est quand même mon amour de Bélier, né un premier avril, telle une blague. C'est celui qui traverse ma vie - de loin, c'est sûr - depuis si longtemps. Aucune envie d'entendre "Salut, et ferme la porte en sortant". 

Je me sens mieux de nouveau ...

(Billie Holiday & Louis Armstrong - Do You Know What It Means)

mis en ligne 23:56

par lautremoi publié dans : le Coeur
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Mardi 19 septembre 2006

Tom

Mail de Tom.
Il est désolé d'avoir été un peu brutal.
Mais il a pas su faire en douceur.
Il voulait dire les choses autrement.
Il ne voulait pas me faire mal.
Et maintenant il veut parler.
Pas par mail.
Pas par téléphone.
Face à moi et moi face à lui.
Il revient en France en novembre.
La rupture initiée par lui ne lui convient pas.
Il ne se sent pas mieux.
Il est mal dans sa tête, dans son corps.
Il veut trouver une solution.

Mail à Tom.
Nous parlerons tranquillement et posément. Qu'il ne se prenne pas la tête. Pas de culpabilité ou de regrets, ça fait mal et c'est inutile à présent. Laissons le temps passer et nous parlerons avec nos lévres et nos yeux et nos coeurs, en novembre... Je ne lui en veux pas... Aimer c'est aussi souffrir, parfois .

Off
Rompre c'est aussi grandir. Ouvrir les yeux. Se fabriquer un âge d'or révolu. Mais je voudrai qu'il reste une feuille d'or entre nous ...
"Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort." disait Nietzche ...  Mais ça, je n'en suis pas si sûr...

J'ai très peu dormi cette nuit, à peine trois heures et demi, plus une journée de boulot.
Je suis en vrac, en miettes, mou, répandu presque liquide ...
Bonne nuit... 

mis en ligne 23:11

par lautremoi publié dans : le Coeur
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Mardi 19 septembre 2006

A peine écrit un post lundi à 23h57... que...
Nous sommes déjà mardi.
Dormi à peine deux heures.
Trop de choses dans la tête.
Et toujours "Moonlight Serenade" de Glenn Miller.
Puis la Toile, de ci de là. 
Et découverte d'une perle à propos de nos félins d'intérieurs. Je vous laisse juge.

Le chat est le meilleur ami de l’écrivain, tant qu’il s’abstient de trottiner sur le clavier de l’ordinateur.

Le passage du chat sur les touches a pour effet de générer un texte parasite, que les anglophones appellent synthétiquement « cat typing ». Pour un passage de droite à gauche, cela donne : « ;; ;yhtc vvvz < w ». Ou de gauche à droite : « azzs vfujil ;/m » ­ tests réalisés avec un vrai chat, moyennement consentant. L’embêtant est que ces entrées de texte se produisent généralement en l’absence de l’esclave du chat, parti boire ou pisser un coup. Aussi les écrivains et autres utilisateurs de PC se réjouiront-ils d’apprendre qu’un inventeur américain a conçu un logiciel capable de détecter et de bloquer quasi instantanément le « cat typing ». Ce programme, baptisé PawSense, vaut 20 dollars. Mais les vaut-il vraiment ? Sauf cas d’extrême confusion mentale, ou de littérature très expérimentale, le « cat typing » se repère assez aisément à la relecture. C’est pourquoi Chris Niswander, auteur de PawSense, avance un argument supplémentaire : les patounes du chat auraient une singulière aptitude à trouver les combinaisons de touches qui plantent l’ordinateur. Au risque de faire perdre tout le texte intelligible tapé depuis la dernière sauvegarde. Et puis le logiciel a aussi une fonction éducative : dès qu’il repère du « cat typing », il active une alarme sonore très désagréable. Cela dégoûte rapidement le chat des claviers, paraît-il. Enfin, en cas d’alerte au chat, l’écran du PC affiche en grosses lettres capitales le message « CAT-LIKE TYPING DETECTED », ce qui donne à l’utilisateur le sentiment gratifiant d’être aux commandes d’une centrale nucléaire dans un film de série B.

PawSense veille en analysant la dynamique des touches et leurs combinaisons. L’humain et le félin ont des façons très différentes d’actionner un clavier. L’informatique est capable de les reconnaître, « dès la première ou la deuxième foulée du chat ». Un cas cependant doit affoler l’ordinateur : comment distinguer le chat vautré sur le clavier de l’écrivain effondré sur son oeuvre ? Ils ont des « signatures » clavières identiques : un gros paquet de touches enfoncées simultanément et durablement. Dans le fond, peu importe : le signal d’alarme fera fuir l’un, ou réveillera l’autre.

L’autre meilleur ennemi de l’écrivain est le bébé, pour des raisons similaires (plus quelques autres). C’est pourquoi Chris Niswander travaille à un BabySense. En attendant, l’inventeur conseille de tester PawSense avec la progéniture. Il se pourrait que ça marche aussi. Le bébé qui tape franchement, avec les mains bien à plat ­ à la manière du regretté Thelonius Monk, pianiste inventif ­ a des chances de passer pour un chat. Les autres, qui tapent avec deux doigts comme papa, sont irrécupérables pour l’instant. Autant les tenir éloignés de l’oeuvre en chantier.

Ainsi débarrassé des chats et des bébés, l’écrivain pourra se remettre au travail, hélas.

(Libération)(Livre 'Au fond du labo à gauche') (web : http://membres.lycos.fr/ecole_du_chat/article.php3?id_article=138)

mis en ligne 02:59, vraiment trop tard, ou très tôt au choix

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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Lundi 18 septembre 2006

Attendre que les mots soient moins douloureux...
Attendre que ma lucidité revienne...

Ne pas trop attendre pour lui téléphoner...
Ne pas parler avant de l'avoir écouté...

Faire et ne pas faire, dire et ne pas dire, penser et ne pas penser...

Ecouter "Moonlight Serenade" de Glenn Miller ... et attendre ...


par lautremoi publié dans : le Coeur
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Dimanche 17 septembre 2006

Après une semaine agitée et chaotique, je savais que le w-e était chargé : samedi, un déjeuner chez ma soeur, le soir une invitation à une foire aux vins et aux fromages et dimanche déjeuner famille.

La fin de semaine démarra brutalement le jeudi soir. Tom, est un cher et tendre ami-amour depuis plusieurs années, qui vit et travaille au USA et au Canada. Il vient plusieurs fois par an en France et nous entretenons une relation amour-amitié-sexe. Jeudi soir, il était à Paris et m’a tout simplement annoncé : c’est fini, mais on peut rester ami, ça fait trop longtemps qu’on se connait et je n’ai pas envie de ne plus te voir du tout ! (silence très long de ma part). Mais j’accepte et à ce moment là je ne sais plus où je suis. De toute façon, il est à 9000 km de moi. Cette relation dure depuis plusieurs années et on se demande comment elle a tenu. Je m’étais toujours attendu à un truc de ce genre. Mais plus le temps passait et moins je craignais de rupture brutale. Je pensais plutôt à quelque chose de plus lent qui s’estompe doucement. Notre relation était très compliquée quelquefois : comme nous n’avions ni l’un ni l’autre fait notre coming-out, nous nous présentions parfois comme des frères jumeaux à relation fusionnelle ! Mais cela aussi c’est dans un passé lointain et très court. Il est parti samedi et je sais qu’il est déjà arrivé chez lui au US. Je me demande ce qui se passe dans sa tête.

En tout cas, samedi soir j’arrive vers 19h00 chez cette amie qui m’a invité avec plusieurs de ces amis à cette Foire des Fromages et des Vins. Elle veut me raconter absolument qu’elle a trouvé un grand amour à 2000 km. Moi je lui raconte l’épisode Tom, qu’en fait je n’encaisse pas bien cette rupture et que sa bouteille de Porto risque d’être vide avant le diner. Toute la rue est occupée par cette foire et son appartement du 3ème étage donne directement dessus. Malgré ça, nous avons mis la main sur une table et les chaises mis à disposition des visiteurs de la foire. Quand finalement, les autres invités arrivent enfin, le Porto est déjà bien, trop entamé. L’un de nous propose aux autres de partir dans la foire pour acheter, charcuterie, pain, aligot et vin du terroir. Je reste seul à la table aux premières loges pour observer le monde qui déambule. Et je ne sais pas si mon état y est pour quelque chose, mais le nombre de choupinous qui défilent est prodigieux. De tous âges, toutes tailles, tous looks, en bande, par deux ou par quatre. Des regards accrochent, des sourires s’ébauchent. Ils sont beaux, c’est pas humain. J’ai l’impression qu’ils sont tous dehors pour me narguer. Le charme cesse. La petite troupe revient, les bras chargés de victuailles. La soirée se termine au 3ème étage avec du café et le dessert. Quand je suis reparti vers 1h du mat, la Foire avait fermé ses stands pour la nuit. Seul le vigile au chien noir, était là. Il m’a souhaité un bon retour au moment où je passais à sa hauteur. Une demi-heure après je me suis couché et endormi comme une masse.

Dimanche. Déjeuner famille. Mon esprit est ailleurs. Une tante jacasse. J’ai l’impression d’avoir un oiseau à table. Je suis partout et nulle part et surtout pas à ce déjeuner. Je prétexte une grande fatigue pour excuser mon manque de d’enthousiasme et mon peu d’entrain aux conversations. Et puis n’en pouvant plus, après café et chocolats, je me retire pour filer chez moi.
Un mail de Tom m’attend. Il ne sait pas si il a bien fait de me dire ça aussi brutalement. Il a toujours beaucoup d’affection pour moi mais comme … il ne trouve pas le mot exact. Il trouve cette situation difficile pour lui. Il me demande de lui répondre. Mon silence est ce qu’il redoute le plus.

Je ne vais pas lui répondre comme il le souhaite. Je vais simplement lui envoyer un mail pour lui dire que je lui téléphone d’ici quelques jours… Mais que vais-je lui dire ? That is the question…. Je suis vraiment fatigué ce soir….

mis en ligne 23:55

par lautremoi publié dans : le Coeur
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Mardi 12 septembre 2006

 

Nous sommes le 12 septembre. J'ai pensé à ton anniv' .... Alors, Happy Birthday to you, my love.

Grosses bises et à bientôt ...

par lautremoi publié dans : le Quotidien
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