Vendredi 30 novembre 2007

Semaines un peu bousculées, traversées par des moments de pression et des moments de cafouillage avec si peu à faire, qu’on le repousse au lendemain.
Entre-deux, vu « L’homme sans âge », FF Coppola. Film d’après une nouvelle de Mircea Eliade, (un chercheur et aventurier de la pensée qui cumule tellement de qualificatif que je vous en épargne l’énumération). En gros, c’est 1938, en Roumanie. Dominic Matei, un vieux professeur de linguistique, est frappé par la foudre et rajeunit miraculeusement. Et je ne vous dis pas la suite. Le film est nul à chier. Les acteurs sont bons mais le scénario ne vaut rien. On attend un truc qui ne vient jamais, et quant à la fin, c’est de la bouillie pour chat.
Le seul temps fort de cette semaine qui vient de s'écouler, c’est la présence de Nicolas au bureau.
Mais pour se dire « Au revoir ». Encore un qui quitte la boite. Et comment je fais moi, pour boire mon lait chaud, pour avoir des fous-rires, des quiproquos, des instants d’évasion et de bonheur dans une complicité hebdomadaire.
Il me restera plus que les mails, le téléphone et une bouffe à l’occasion. Mais pourquoi faut-il que l’on m’abandonne comme ça régulièrement. Je sais : la boite ne va pas bien et ils s’en vont ailleurs. On ne peut vraiment pas leur en vouloir.
A très bientôt Nicolas. Tu me manques déjà ....
mis en ligne 20:40
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
1
recommander
Dimanche : une glande totale. Juste une heure consacrée à un repassage de chemises. Puis lever fort tard pour me préparer au diner chez ma sœur.
Lundi rtt et cinéma avec Lady S. Vu « Darling » avec Marina Foïs, Guillaume Canet et Océane Decaudain. Tiré d’un livre et d’un fait réel, nous suivons cette femme à travers les violences de sa vie familiale et conjugale. Elle se bat pour exister, pour que rien ne soit une fatalité. Même si ses rêves paraissent vains, elle avancera toujours et toujours avec force et lucidité.
Rentrée à la maison, récupération de ma voiture avec un démarreur tout neuf.
Mais demain matin, intermède plombier pour changer le siphon principal. Et c’est une autre société qui fait le boulot. Donc je ne verrai pas le plombier-choupinou de samedi. J’ai averti mon bureau de mon arrivée vers heu ... enfin, plutôt en fin de matinée. Restons vague, cela vaut mieux.
mis en ligne 17:45
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
0
recommander

Coup de téléphone de ma sœur ce matin : on décale le déjeuner d’anniv’ de ma nièce à dimanche soir. A peine raccroché, coup de sonnette de ma voisine un étage au dessous. Sa douche déborde, ne se vide plus, et pire l’eau refoule. Aie, certain que la colonne est bouchée plus bas. Et me voilà montant et descendant l’escalier pour prévenir mes voisins de ne plus utiliser ni les éviers, lavabos ou douches ou ... sani-broyeur ! Ma voisine a appelé un plombier. Moi, pendant ce temps je suis allé dans ma cave pour dégager l’accès au siphon de la colonne.
Le plombier arrive. Une bonne tête, super sympa. Mais pour intervenir, il faut attendre le syndic. Nous bavardons de choses et d’autres, et il me propose de filer boire un café en attendant que le syndic se pointe. J’ai trouvé que cette matinée qui avait commencée de façon chaotique l’était bien moins à présent. Le syndic débarque. Je lui laisse le plombier.
Je remonte chez moi.
Une heure plus tard, le plombier se pointe. Je lui avais demandé de me laisser ses coordonnées professionnelles et il venait me les donner en personne. Franchement, il a du charme, ce mec. Il m’a donné téléphone fixe et portable et il est reparti pour dégorger cette foutue colonne. Mais je ne suis pas assez culotté pour le draguer. Il est très expansif, très sociable, très avenant, mais pour le reste, je ne sais pas.
Je redescends dans la cave : ils sont maintenant trois à bosser avec la haute-pression dans les tuyaux. Je repars et demande à Romain (le plombier choupinou) de me prévenir quand il aurait fini. Faut bien que je le referme cette cave.
Je me dis que cet épisode est drôle. Je dois faire des courses puis aller chez le coiffeur. Mais il est déjà 16 h et le temps passe si vite. Je commence à écrire ce billet quand Romain arrive tout essoufflé au 5ème étage pour me dire que tout va bien mais que le siphon est à changer. Nous repartons à la recherche du syndic qui a annoncé son retour vers 16h et que l’on finit par attendre devant l’immeuble. Bavardage pendant une grosse demi-heure. Il mate sans équivoque les nanas qui passent, glisse très vite dans la conversation qu’il a une copine. Mais ne refuse pas que je pose main sur son torse vêtu d’un T-shirt noir quand je lui dis de rentrer dans le hall sinon il va attraper la crève.
Le syndic se pointe.
Je dis au revoir à Romain avec mes deux mains en débitant les phrases adéquates. Sa main est chaude est douce. Il ne la bouge nullement pour la retirer. A bientôt dans le quartier, me dit-il. Il est vrai qu’il bosse dans mon arrondissement.
Il est 17h et j’ai le temps de faire quelques courses et d’aller chez le coiffeur.
Et maintenant je suis sur mon ordi en train de vous raconter tout cela.
Pourquoi une complicité aussi immédiate ? A moins qu’il ne soit pas seulement hétéro.
Les rencontres de ce style me laissent toujours perplexes et teintées d’un goût amer.
mis en ligne 19:32
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
4
recommander
Vendredi 16 novembre 2007

.
Galère pour aller bosser. Les grèves et ma voiture. Cette dernière à décidé de suivre le mouvement et de plus faire aucun effort. Le démarreur est en rideau de façon très aléatoire. En prévision d’un démarrage douteux, j’ai garé ma voiture toute la semaine... dans une rue en pente avec rien devant son nez pour pouvoir me lancer ! Et histoire de me contrarier, mon véhicule à démarré tous les matins sans aucun incident. Ce soir je l’ai déposé au garage et je la récupère lundi et je serai en Rtt, c’est plus prudent.
Visite au bureau ce matin et en coup de vent de Nicolas, le temps d’un café. Coup de téléphone à Seb qui aménage la maison qu’il vient d’acheter. Un téléphone rapide avec Lady S pour le ciné de lundi. Comme je suis rentré très tôt, j’ai eu le courage de me faire une ratatouille ! Vu la quantité, je crois que j’en aurais pour deux fois.
Samedi, anniversaire de ma nièce,. Il va falloir que je sorte de mon lit samedi matin pour aller chercher un cadeau et je n’ai aucune idée. J’en profiterai pour aller chez le coiffeur, s’il n’y a pas trop de monde. Puis déjeuner chez ma sœur.
Je me suis aperçu qu’il fallait faire encore du classement. Ma boite à courrier est pleine. Pourquoi faut-il archiver autant de papier ? C’est super gonflant, surtout aujourd’hui à l’heure du numérique. Dimanche, si j’ai le courage, si et si et si .....
mis en ligne 22:00
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
0
recommander

Je suis revenu de vacances depuis une semaine et le temps m’a encore joué un tour. Celui de m’engloutir dans le tourbillon du boulot. De me faire dépenser le prix d’une batterie pour ma voiture. De galérer très prochainement à cause des grèves. Mais ne soyons pas pessimiste.
Tout d’abord « L’élégance du hérisson » de M. Barbery. Un livre à deux destins, une écriture superbe, la langue est ciselée et devient un met de choix. Des épisodes drôles, touchants, poétiques, philosophiques, étonnants, en fait la vie et toutes les variations et les humeurs qu’elle peut nous révéler. Je ne me jette pas sur les prix littéraires, mais ce livre mérite son prix des libraires et doit être lu.
Et puis visite de Nicolas dans la semaine et découverte de ses photos de vacances en Asie (Cambodge et Vietnam). Un voyage superbe à travers ses photos.
Samedi, retour au cinéma avec Lady S. L’affiche du film « Dans la vallée d’Elah » ne m’enchantais pas plus que les quelques lignes de l’argument du film : Un officier de carrière à la retraite enquête sur la disparition de son fils, un soldat exemplaire dont la trace a été perdu après son retour d'Irak.
Mais le film servi par Tommy Lee Jones et Charlize Theron est superbe d’émotion, subtile dans une histoire trouble et qui vous tient jusqu’au bout. Donc pas de regret.
Vu des choupinous au fil de notre promenade de Montparnasse à Notre-Dame. Je trouve qu’ils étaient plus nombreux que d’habitude. Ou peut-être avais-je l’œil plus scrutateur ? Qui sait...
Dimanche : hibernation.
Et lundi ? Arrivée dans un état ... comme un lundi. Mais je savais que l’après-midi serai éclairée par la présence de Nicolas. Ce fut un bon moment de bavardage. Le café était normal pourtant, mais nos lapsus et nos esprits blagueurs ont déformés en sous entendus nos paroles et nous ont entrainés dans des fous-rires. Pas très discret quand on sait que le coin café est sur le chemin de l’escalier, en face d’une salle de réunion et visible d’un couloir à travers une demi baie vitrée, et qu’il y a un va-et-vient permanent ! Mais on ne s’est pas privé de notre café et du reste.
mise en ligne 21:00
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
0
recommander
Loupé, zappé, oublié .... de vous dire que je suis parti en vacances. Les miennes se déroulent régulièrement depuis plusieurs années au mois d’octobre. Je suis toujours débordé quelques jours avant le départ et après l’arrivée. Vous dire que je n’écrirai rien pendant un mois serai faux. Il faut dire que quand je suis au vert, j’adore ressortir un bloc de papier, remplir mon stylo-plume d’une encre noire à l’odeur si caractéristique, et me délecter du bruit soyeux de la plume glissant sur le papier et de la trace calligraphique si plaisante à l’oeil.
Je sais que les mots ainsi assemblés ne forgent pas obligatoirement des phrases qui seraient le reflet de sublimes pensées, mais le plaisir des sens - avec des gestes aussi simples et des objets aussi quotidiens - est une vraie gourmandise. Après avoir pensé sublimement, une prodigieuse idée qui fera date dans ce foutu siècle, j’écris une ligne fade, sans odeur, incolore, presque transparente sans rapport avec la saveur de sa genèse. Tout s’effondre si platement qu’il appert que c’est pitoyable de devoir le constater. J’ai fantasmé une œuvre d’art et j’ai accouché d’un rien du tout. Déçu ? Non, ainsi va le monde.
C’est tout le problème du fantasme. Comme tout à l’heure au magasin brico du coin (à 8 km tout de même). Je cherchais, non pas fortune dans les rayons, mais un vulgaire pinceau (pourquoi faut-il qu’il chamboule tout régulièrement ?). Avant de trouver l’objet, arrive au bout d’une allée, un grand et beau gaillard trentenaire en jean et T-shirt blanc sans manche. Je stoppe net ma progression, et regardant faussement un rayonnage de lessives ; j’attends. Il avance doucement, il cherche lui aussi. On se regarde vaguement pour constater notre impuissance à retrouver nos rayons et il continu. Sa gueule a du charme, mais ce qui m’a accroché, mais le regard de ses yeux bleus acier ... foudroyé j’étais ... Il était très bien de dos aussi... Je peux fantasmer quelques minutes. Mais quand j’ai entendu sa voix demander un renseignement à un vendeur, tout s’est écroulé, fantasme compris.
J’ai fini par trouver mon pinceau et je ne ferais rien aujourd’hui.
J’ai commencé à lire « L’élégance du Hérisson » de Muriel Barbery. Je vous en parlerai plus tard.
mis en ligne : 21:00
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
1
recommander
Lundi matin. Vaseux comme il se doit. Juste ce qu’il faut pour ne pas se perdre sur la route. La matinée démarre : connexion au réseau, lecture mails, et au boulot. Pause café vers 10h. Je reviens en touillant machinalement mon breuvage.
Brusquement mon œil de caméléon capte une silhouette. Et, oui, j’ai pas rêvé. Y’a un choupinou derrière la vitre d’un autre bureau sur la face opposée de ce foutu bâtiment en cercle et en patios. Je me renseigne : c’est l’équipe de nettoyage des baies vitrées ! Waouh, je veux bien qu’il vienne nettoyer tous les jours. Le choupinou arrive dans mon bureau, gueule carrée, regard doux, cheveux blond court et en pagaille, un demi-sourire charmeur et un bonjour à peine audible. Je lui montre l’accès extérieur aux baies vitrées. J’ai réunion et je me sauve à regret.
Une heure plus tard, il est là à deux mètres de moi. Lui à l’extérieur en train de nettoyer cette vitre de deux mètres de haut. Il tend le bras et en bout de course, la manche de sweet-shirt glisse sur un bras musclé et fuselé, pendant que le même sweat découvre une moitié de ses abdos et de son ventre jusqu’au jeans posé sur ses hanches. Elle est haute et longue cette foutue vitre. Je compte la cadence de découverte d'une partie de son anatomie : 12 fois pour ce morceau de baie. Je matte comme un malpropre mais tout en discrétion.
Ma collègue me lance : tu exagères, tu va te faire encore du mal avec des choupinous inaccessibles !
Le choupinou finit tranquille et repasse dans mon bureau reprendre du matériel. Il souffle un au revoir délicieux de moelleux. Et ce n’était qu’un au revoir. Après le déjeuner, nous nous recroisons et je lui lance « re-bonjour ». Il sourit et me dit amusé « alors re-bonjour ». Oups, je craque mais tout en intérieur. Son chef était avec lui et un autre nettoyeur. Nous ne nous sommes pas dit au revoir ....
Après avoir faussement décrété que ma vitre n’était pas si bien finie que ça dans les coins, un de mes collègues me balance qu’il faudra attendre un trimestre ! Oublions tout ça. Les équipes ne sont jamais les mêmes. Comment voulez vous entretenir un lien. Dommage.....
mis en ligne 22:30
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
3
recommander
Je vous le fais dans l’ordre. Samedi dernier, visite de l’expo Vollard à Orsay, puis visite du bâtiment et Musée de la Légion d’Honneur, juste en face du Musée d’Orsay. Vu un charmant et jeune militaire très appétissant, et qui doit « manger à la même cantine que nous. »
Samedi soir, soirée à la fête du vin et du fromage en banlieue sud. Et à deux heures du mat, on se retrouve à six dans l’ascenseur qui se coince entre deux étages. Au bout d’une heure, nous sommes délivrés et récupérer par les flics du coin. Y’en avait un, blond roux, très choupinou. Le lendemain j’étais nase. La semaine qui vient de s’écouler était calme et sans saveur. Vendredi j’étais en rtt et je n’ai rien foutu de la journée ; mis à part un grand (presque grand) ménage.
Et samedi je continue à ranger mon appart. J’ai prévu aussi d’aller chez mon coiffeur. Et puis depuis une dizaine de jour, j’ai ressorti ma boite à bijoux et je remets mes bagues. Je les redécouvre, c’est drôle. Je matin j’en choisis une ou deux pour la journée. Mon patron s’en est aperçu. Et ma posé la question de savoir pourquoi je portais celles d’aujourd’hui – acier et laque noire et acier uni - aux majeurs de chaque main. Réponse de ma part : c’est à ces doigts qu’elles vont le mieux. Le pauvre, je crois qu’il se demande quelle excentricité me pique en ce moment.
Sur mon lieu de travail seul quelques uns savent que je suis gay. Inutile de le dire. Quand ton collègue, en bon macho qu’il est, fait une réflexion sur la beauté du cul de la nana qui passe et que toi tu lui dis que tu préfères le cul du mec qui discute avec elle, alors ton collègue te regarde, se marre et te balance : heureusement que j’ai le cul plat. Histoire de se rassurer que tu ne le désireras jamais. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il n’a pas le cul plat ! Je suis mort de rire.
Mais si on devait désirer et avoir dans notre lit tous ceux que nous croisons.... nous serions dans quel état ?
Je suis retombé sur cette photo de 2006 de Matt Lander ....

mis en ligne 01:20
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
0
recommander
Il (Seb) a bien reçu mon sms pour son anniv.
Je lui ai parlé au téléphone. Mais je n’ai pas fait de scène ! Il avait une raison d’être tendu et je le savais.
En plus de mes coups de fil professionnels, dans l’après-midi, une bonne surprise. La voix de Nicolas. On s’est raconté plein de choses, y compris la météo en Asie. C’est la destination imminente de ses vacances. Entre une chose et l’autre, nous avons bavardé plus de 45 minutes.
Nouvel appel de Seb en fin de journée. Son souci s’est envolé. Son attente pour un financement, a pris fin avec une heureuse conclusion. Il peut acheter son home, sweet home. Et nous avons encore bavardé.
C’était une journée Téléphone.
mis en ligne 01:04
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
0
recommander
Mercredi 12 septembre 2007
Il a oublié le mien.
Je ne lui en veux pas.
Il a la tête pleine de choses importantes et trop sérieuses pour l’instant.
J’ai préparé un sms, car je ne pense pas qu’il lise mon blog, ou du moins il ne doit plus le lire depuis un moment ; c’est sans importance.
Le sms partira dès potron-minet.
Il me téléphonera et je lui ferai une scène comme il les aime.
Il me lancera des mots doux en rigolant et me parlera de l’avancement de son projet.
Bon’Anniv et grosses bises à toi.
(« Il », c’est Seb)
mis en ligne 01:00
par Pouxi, l'autre moi
publié dans :
le Quotidien
1
recommander